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La relation des femmes |
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| Quelques informations | |
| Peur de s’engager | Beaucoup de femmes ont peur de s’engager en politique pour diverses
raisons : Peur de l’échec, peur de fragiliser son image auprès des autres, poids de la culpabilisation, peur de reproduire le seul modèle connu, peur de la division entre les femmes et entre les femmes et les féministes, peur d’être salie ou bafouée par le candidat ou l’équipe adverse, peur de l’isolement qu’engendre le pouvoir, peur des étiquettes, peur de succomber à l’ambition, peur d’être jugée vaniteuse ou arrogante, peur d’être mal vue dans son milieu de travail, peur d’être une mauvaise mère ou épouse… (p. 40) |
| Vocabulaire utilisé | Le vocabulaire employé dans le monde politique est critiqué par beaucoup de femmes. Celui-ci a souvent une connotation militaire qui lui donne une logique conflictuelle plutôt que d’accentuer la recherche du bien commun (ex. : vainqueur / vaincu, se livrer combat, lutter, monter aux barricades…). (p. 40) |
| Valeurs et normes | Plusieurs valeurs et « normes » partagées dans le monde politique sont déplorées par beaucoup de femmes : la compétition (versus travailler ensemble), la confrontation (vs la coopération et le partage des idées), la performance (peu de femmes souhaitent tout abandonner pour se lancer en politique, leur disponibilité a des limites), élitisme (les personnes favorisées socialement accèdent plus souvent au pouvoir), hiérarchie, autoritarisme, vie partisane (suivre la ligne du parti), individualisme (chacun pour soi vs travailler ensemble pour le bien commun), rationalité (souvent, le rôle des émotions est nié), référent masculin (on attend des élues ce qui est traditionnellement encouragé chez les garçons et les hommes : disponibilité entière – sans considération pour les tâches familiales – compétition, assurance, fermeté, contrôle des émotions, etc.). (p. 40-42) |
| Eviter la confrontation | Généralement, les femmes redoutent les désaccords et la confrontation, elles souhaitent que chacune ait sa place et se sente bien. Elles ont peur de ne pas assumer qu’elles ne sont pas toutes – et pas toujours – d’accord. Elles recherchent l’harmonie. |
| La culture du consensus | La culture du consensus est de plus en plus questionnée. Plusieurs voient la nécessité de favoriser les débats, de questionner, de dire les choses plus librement. Car si le consensus a des avantages (il favorise le respect de l’autre dans la discussion), il a aussi des limites (la recherche du consensus peut astreindre au silence certaines femmes pour éviter d’énoncer un point de vue discordant). |
| L’ambition | L’ambition est souvent mal perçue par les femmes :
on y voit de l’orgueil, de la vanité, un certain goût pour la domination. Par ailleurs, la légitimité de l’ambition des femmes est souvent questionnée : est-ce admissible pour une femme de s’engager en politique sur la base de l’ambition ou de l’avancement personnel, ou doit-elle seulement répondre à des motivations altruistes? (p. 45). |
| Des obstacles à l’implication politique des femmes |
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| Des lieux d’implication possibles |
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