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Le décrochage scolaire des filles: la possibilité d'agir, la nécessité de le faire

Rapport de recherche

"La Fédération autonome de l'enseignement (FAE) en collaboration avec Relais-femmes rendaient publique, en 2012, une étude exploratoire intitulée Les conséquences du décrochage scolaire des filles. Les deux organisations cherchaient alors à attirer l'attention sur cette réalité relativement peu explorée dans les nombreux ouvrages portant sur le décrochage scolaire et largement absente du paysage public et médiatique."

 "Malgré les nombreux échos dans les médias écrits, télévisuels et radiophoniques à cette première recherche axée sur les causes et les conséquences du décrochage scolaire des filles, force est de constater qu'il n'y a pas eu de changements notables dans la façon d'intervenir sur cette problématique : le gouvernement n'a pas modifié son approche ou poussé plus loin sa compréhension du phénomène du décrochage scolaire des filles, et les commissions scolaires ont maintenu, pour l'essentiel, les plans d'action existants relatifs à la persévérance scolaire. 

La Fédération autonome de l'enseignement et Relais-femmes ont évalué, dans ce contexte, qu'il était nécessaire de poursuivre le travail et de s'attarder aux pistes de solutions les plus prometteuses. Deux ans plus tard, la principale conclusion demeure : la scolarisation des filles est la clé de voûte de toute lutte contre le décrochage scolaire au Québec, celui des filles comme celui des garçons

Les deux organisations ont identifié dans cette deuxième phase les trois axes prioritaires d'intervention pour lutter efficacement contre le décrochage scolaire : l'éradication de la pauvreté, la lutte contre les stéréotypes sexuels et la nécessaire intervention pour soutenir les jeunes en situation d'adversité familiale. 

Une recherche documentaire parmi les publications des 30 dernières années nous a également incités à revenir sur deux idées préconçues qui refont périodiquement surface comme étant des solutions au décrochage scolaire des filles, et ce, malgré l'absence d'études probantes : la non-mixité des écoles et l'accroissement de la présence des hommes dans la profession enseignante.

Enfin, la FAE et Relais-femmes se sont penchés sur deux conditions sans lesquelles la lutte contre le décrochage scolaire des filles sera difficile à court, moyen et long terme : le rétablissement du recensement long par le gouvernement canadien et l'application obligatoire de l'analyse différenciée selon les sexes par le gouvernement québécois et particulièrement par le ministère de l'Éducation."

 

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