Relais-femmes

Organisme féministe de liaison et de transfert de connaissances

Thème : Condition de vie des femmes

Montréal, le 18 novembre 2013 — Au terme du Forum des États généraux de l'action et de l'analyse féministes, les organisatrices se félicitent des résultats. 1100 femmes de toutes les régions du Québec, de tous âges et de toutes origines, incluant des centaines de nouveaux visages, ont pris part aux activités de la fin de semaine. « Nous quittons le Forum portées par un sentiment d'unité, de détermination et une fierté féministe renouvelée. Nous avons assisté au renforcement de nos solidarités et repartons la tête remplie d'idées pour actualiser les luttes féministes. Nos objectifs sont plus qu'atteints », d'affirmer les porte-parole de l'événement Délice Mugabo, Isabelle Picard et Alexa Conradi. Les femmes réunies durant quatre jours ont adopté un nombre important de propositions qui actualisent l'analyse du mouvement féministe. Les participantes rentrent chez elles avec des idées et des stratégies pour faire du féminisme la base d'un projet de société.

Bien-être des femmes

Les participantes ont adopté une vision féministe globale de la santé et du bien-être des femmes, de la société, des écosystèmes et des peuples. Du même souffle, elles ont aussi proposé au mouvement d'articuler un discours et des pratiques féministes de la maternité et de la famille qui prennent en compte la diversité des expériences de toutes les femmes et l'ensemble des oppressions systémiques qu'elles rencontrent. L'adoption de cette vision implique une intensification des luttes contre la violence patriarcale, la défense du droit à l'autodétermination des femmes. Cette vision s'inscrit également dans la poursuite des luttes contre les inégalités sociales et économiques, ainsi que contre la marchandisation et la privatisation du bien commun et des services publics. Elle plaide en faveur du développement d'approches globales en santé préventive et pour l'augmentation des logements sociaux. Les participantes souhaitent aussi l'instauration d'un revenu social universel garanti.

Virage vert

Les participantes remettent également en question le système économique actuel et font de l'écologie un véritable enjeu féministe. La protection des ressources naturelles, ainsi que la recherche d'alternatives innovatrices pour un nouveau mode de production et de consommation se retrouvent donc au cœur des propositions adoptées. L'investissement des féministes dans les luttes écologistes s'articule, entre autre, par le développement d'une approche critique envers les multinationales agroalimentaires et le développement d'un système alimentaire local, écologique, accessible et sain dans une perspective de souveraineté alimentaire.

Renforcement des solidarités

Elles ont également adopté des propositions pour renforcer la solidarité féministe pour contrer les divers systèmes d'oppression, comme le racisme, le colonialisme, le capacitisme et l'hétérosexisme dans la société et dans la vie des femmes. Ainsi, elles souhaitent contrer les systèmes de valeurs et les pratiques qui produisent l'exclusion et la marginalisation des femmes immigrantes, autochtones et racisées, notamment au niveau du marché de l'emploi. Les participantes se sont engagées à développer des relations égalitaires, de nation à nation avec les peuples autochtones et de contribuer à mettre fin aux système et préjugés coloniaux. Elles se sont engagées à explorer les théories, les idées et les pratiques des mouvements lesbiennes et queers afin de développer des alliances féministes, notamment pour contrer l'hétérosexisme et la lesbophobie.

Lutter contre le contrôle politique, social ou religieux des femmes

Elles ont également décidé de contrer le développement de terreaux fertiles pour les fondamentalismes religieux et toute autre forme de fondamentalisme (soit l'appel à une seule identité, une seule autorité, une seule vérité). Elles vont également lutter contre toute forme de contrôle politique, social ou religieux du corps des femmes et défendre leur droit à l'autodétermination. Elles souhaitent accentuer la lutte contre le sexisme quotidien et la violence envers les femmes, tout comme offrir plus de soutien aux femmes voulant sortir de l'industrie du sexe. Elles vont continuer à dénoncer la banalisation de la violence et la promotion de la culture du viol.

L'ensemble des propositions adoptées est disponible sur le site.

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Cybel Richer-Boivin
Fédération des femmes du Québec
514-717-4847

La principale modification proposée aux prestations du RRQ est à l’effet de calculer la rente de retraite sur les meilleurs 40 années au lieu de continuer à permettre l’exclusion du 15% des années ayant le niveau de cotisations les plus faibles. Cette proposition entraînerait une réduction de la rente de retraite de la presque totalité des personnes qui la demande avant 65 ans et davantage dans le cas des femmes. Même les personnes qui ont travaillé 40 années complètes au moment de prendre leur retraite ne pourraient pas améliorer leur rente par rapport à la situation actuelle.

Ce recueil a été réalisé par le Réseau féministe de chercheures et d'intervenantes pour un renouvellement des théories et pratiques économiques et politiques pour la redistribution des richesses, le Service aux collectivités de l'UQÀM et Relais-femmes, sous la direction d'Anita Caron, Anick Druelle, Nadine Goudreault, Charlotte Thibault et Marielle Tremblay.

Lutte contre le décrochage scolaire.

Montréal, jeudi 14 mai 2015 – Alors que depuis des décennies, les efforts du gouvernement québécois sont concentrés presque exclusivement à la lutte contre le décrochage scolaire des garçons, la Fédération autonome de l'enseignement (FAE) et Relais-femmes publient aujourd'hui un rapport d'analyse dont la recommandation générale est inédite : la scolarisation des filles est la pierre angulaire de tout programme pour contrer le décrochage scolaire des élèves au Québec, celui des filles comme des garçons.

Les cuisines collectives sont une pratique sociale initiée pour et par des femmes. Elles touchent non seulement des objectifs économiques – garantir une alimentation suffisante, diversifiée et à moindre frais à ses enfants, entre autres – mais aussi l'empowerment des participantes et des participants, la mise en valeur de leurs compétences, la conscientisation et l'entraide.

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