| Thème(s) | Mouvement des femmes |
| Type de publication | Texte de réflexion |
| Coût pour les membres | 5,00 $ |
| Coût pour les non-membres | 5,00 $ |
| Commander cette publication | |
Le présent document propose dix textes faisant suite à l’atelier qui s’est tenu à l’Université du Québec à Chicoutimi, en avril 2001. L’intention générale qui a présidé à cet atelier était de faire avancer la réflexion sur la question de la régionalisation, de la démocratie et des défis d’une citoyenneté active pour les femmes.
L’affaiblissement de l’État-nation devant la mondialisation et la globalisation des échanges fait émerger de nouveaux lieux de concertation et d’expression des pouvoirs publics et civils. La régionalisation et la localisation pourraient donner place à la construction de solidarités nouvelles pour lutter contre le processus de déstructuration sociale et d’exclusion. Bâties autour du mouvement associatif, ces nouvelles solidarités peuvent-elles être l’infrastructure d’une « bonne gouvernance locale » ? Les pratiques des groupes de femmes permettent-elles de faciliter l’accès des femmes à une citoyenneté active ainsi qu’aux ressources sur une base égalitaire ? Est-il possible de faire plus et mieux sans l’appui des pouvoirs publics et ceux des secteurs privés ? Comment transformer les rapports de pouvoir afin que les femmes qui sont des actrices de changement ne soient plus exploitées et condamnées à la pauvreté ?
Ces réflexions soulèvent d’autres questions à savoir, la régionalisation prend-t-elle forme dans le contexte de l’affaiblissement de l’État-nation en raison d’une soumission du politique à la mondialisation de l’économie capitaliste ? Si la régionalisation représente un nouveau partage du pouvoir entre le national et le local, quelles sont les caractéristiques de ce nouveau partage ? Ceci permet-il aux femmes une plus grande participation à la vie politique et économique et leur permet-il d’accéder à un partage équitable des richesses ? Les concepts de « bonne gouvernance » locale ou mondiale peuvent-ils contribuer à l’exercice d’une citoyenneté active pour les femmes ? Ou assistons-nous plutôt à des modes de gestion qui limitent les femmes à des rôles de « gestionnaires de la pauvreté » plutôt qu’à un rôle véritable de citoyennes à part entière ?