| Thème(s) | Condition de vie des femmes |
| Type de publication | Rapport de recherche |
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Les jeux de hasard et d’argent ne sont pas nouveaux.. Ce qui l’est, c’est sa construction comme phénomène et problème social. Les études sur la question du jeu ne sont pas nombreuses, mais elles se font encore plus rares quand la question touche les femmes. La problématique du jeu au féminin prendrait de l’ampleur; un indice est que les groupes communautaires d’aide aux femmes en difficulté reçoivent de plus en plus de femmes qui sont confrontées à cette réalité.
La présente recherche s’est développées sur l’initiative du Y des femmes de Montréal. Trois objectifs ont été poursuivis : comprendre les différents sens que peut revêtir la pratique des jeux de hasard dans la trajectoire de vie des femmes; identifier les motivations exprimées par les femmes pour expliquer leurs différentes pratiques et, finalement, identifier les principaux éléments qui permettent de comprendre la pratique excessive du jeu chez certaines femmes.
Le jeu dans la vie des femmes en difficulté : supports et contraintes est une étude de type exploratoire qui accorde une place privilégiée à la parole des femmes, à la façon dont elles s’auto-évaluent et s’auto-représentent leurs comportements et attitudes face à la pratique du jeu.
Cette étude s’intéresse donc à la place et au sens que le jeu de hasard prend dans a vie des femmes en difficulté, mais surtout elle donne la parole à des femmes qui en ont fait l’expérience. Le jeu de hasard est présenté à la fois comme une pratique susceptible de contribuer à une dégradation de leurs conditions de vie mais aussi comme un support social qui peut être compris comme un moyen de créer des espaces où peut s’opérer une dédramatisation de la vie et des problèmes rencontrés. Sans être une solution aux problèmes vécus, il peut constituer une distanciation temporaire d’une réalité difficile et souvent souffrante. Ces deux sens peuvent paraître contradictoires, mais accepter de les considérer dans une relation dynamique peut permettre, éventuellement, de repenser l’intervention.